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IMO/EMI et EMDR, les origines
L’IMO/EMI a été créée en 1989 par Connirae et Steve Andreas, de
Boulder, au Colorado. La docteure en psychologie québécoise Danie
Beaulieu a ensuite affiné la technique, De plus, c’est cette
psychologue qui a publié le premier ouvrage sur le sujet (Beaulieu,
2003), lequel ouvrage a reçu l’aval des fondateurs.
Sur quoi repose l’IMO? Ce traitement se fonde sur les principes de la
programmation neurolinguistique (PNL). Selon cette approche, la
direction du regard indique le type d’information auquel le cerveau est
en train d’accéder. Par exemple, une personne qui regarde en haut a
souvent accès à un souvenir visuel ; celle qui regarde à droite ou à
gauche, à un contenu auditif ; celle qui regarde en bas, à des
ressentis. À partir de ce principe, Connirae et Steve Andreas ont posé
la question suivante : si on oblige un client, lorsqu’il est en contact
avec un souvenir traumatique, à regarder dans différentes directions,
pourra-t-on forcer le cerveau à accéder à de nouvelles informations
sensorielles auxquelles le client ne peut accéder consciemment ? La
réponse est oui, assurément.
L’origine de l’EMDR s’avère, quant à elle, tout à fait différente.
Cette technique a été créée en 1987 par la psychologue californienne
Francine Shapiro. Celle-ci a découvert l’EMDR alors qu’elle se
promenait dans un parc en ruminant des idées noires. Elle s’est rendu
compte que lorsque ses yeux se déplaçaient rapidement de gauche à
droite, la charge émotive de ses pensées diminuait. Elle a par la suite
appliqué sa découverte dans ses interventions psychothérapeutiques.
IMOKINESIO permet de faire le lien entre ces differentes techniques en
approfondissant la compréhension émotionnelle : le biofeedback du corps
permet d’affiner l’utilisation des modes oculaires .
Le test permet de verifier quel mode place l’individu sous stress et
quel est le type de mouvements oculaires qui va lui permettre de
rétablir l’équilibre : c’est donc un mouvement fluide de type SPEM qui
est utilisé la plupart du temps mais il arrive que des mouvements plus
rapides et plus saccadés deviennent prioritaires pour rééquilibrer le
biofeedback du corps.
La nature des mouvements oculaires
De manière générale, la perception des stimuli visuels peut se faire à
partir de trois types de mouvements oculaires. En anglais, ces
mouvements se nomment fixation (la fixation), saccadic eye movement
(les mouvements par saccades) et SPEM, c’est-à-dire smooth pursuit eye
movement (la poursuite visuelle continue). La fixation correspond à
l’action de centrer son attention sur un point immobile. Les saccadic
eye movements, quant à eux, correspondent aux mouvements oculaires
rapides, par saccades. Pour ce qui est du SPEM, il consiste à suivre
lentement et sans à-coups une cible en mouvement.
Elle s'applique aux traumatismes profonds (agression physique, violence
conjugale, vol à main armée, témoin ou victime d'un crime, d'accident,
d'une guerre ou d'un désastre naturel, etc.), mais également à toute
situation de réactions émotionnelles vives et récurrentes (suite au
décès d’un proche, une perte d’emploi, l’annonce d’une maladie grave,
un divorce, etc).
Références :
BEAULIEU, D. (2003). Eye
Movement Integration Therapy : The
Comprehensive Clinical Guide. Wales : Crown House Publishing Ltd.
SHAPIRO, F.
(1989a). " Efficacy of the eye movement desentitization
procedure in the treatment of traumatic memories ", Journal of
Traumatic Stress, 2 (2), 199-223.
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IMOKINESIO
Niveau 1
- Apprendre
et pratiquer les différentes étapes du traitement IMO.
- Identifier les clientèles cibles.
- Utiliser un barometre du comportement :
positionnement du client
- Apprendre à contourner les résistances du
client.
- Comment utiliser IMOKINESIO pour développer les
ressources du client.
- Précisions relatives à l’évaluation.
Durée:
2 jours (passerelle pour les kinesiologues)
Horaire: 9h30 à 18h
Public
: Professionnels de la santé ou débutants
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